1- Mesurer la croissance économique

PIB et valeur ajoutée

C’est le PIB qui permet de mesurer la croissance économique. Le PIB est la somme des valeurs ajoutées des différentes branches de l’économie. 

Pour tout ce qui fait l’objet une vente, on calcule la valeur ajoutée (VA) de la façon suivante : 

Chiffre d’affaires (CA) – Consommations intermédiaires (CI) 

Pour les services non marchands (enseignement par exemple), on mesure l’apport productif par les rémunérations versées au personnel. 

Répartition de la valeure ajoutée

La valeur ajoutée est répartie entre les différents agents économiques qui participent à sa création et sera ensuite consommée ou épargnée. De la répartition dépend le dynamisme de l’économie et de ses secteurs dont le secteur immobilier. Ainsi par exemple, l’épargne des salariés via le livret A permet de financer les logements sociaux. 

Les facteurs de croissance

On oppose une croissance dite « extensive » résultant uniquement de l’augmentation quantitative des facteurs de production (capital et travail), à une Croissance dite « intensive » où l’augmentation de la production provient d’une utilisation plus efficace des facteurs de production (main-d’œuvre plus qualifiée par exemple). 

Taux de croissance et taux de chômage sont étroitement liés. La croissance est nécessaire à la création d’emploi. Toutefois, ces dernières années, du fait des efforts de productivité, le taux de croissance qui permet de créer des emplois n’a plus besoin d’être aussi élevé. Un taux de croissance d’environ  2 % suffit. D’autres facteurs expliquent la croissance : 

  • Confiance des agents économiques en l’avenir ; 
  • rôle de l’État (investissements, législation…) ; 
  • innovations. 

2- Les notions de secteur, branche et filière

L’Insee et la comptabilité nationale répartissent les entreprises de trois façons différentes : 

Secteur d’activité : un secteur d’activité regroupe des entreprises ayant la même activité  principale.  

Branche d’activité : une branche d’activité regroupe des entreprises ayant le même produit principal.

Filière : une filière est constituée de l’ensemble des entreprises qui interviennent dans le processus de fabrication, de la matière première au produit final.

3- Le poids de l’immobilier dans l’activité économique

La relance de l’économie grâce au secteur de l’immobilier

Comme on peut le constater l’immobilier est un pan important de notre économie. C’est la raison pour laquelle on considère que lorsque le « bâtiment va, tout va » et inversement. Aussi pour relancer la croissance, certains prônent une politique de relance de type Keynésien

Selon Keynes, l’État doit intervenir pour réguler l’économie en utilisant la politique budgétaire (distribution d’aides par exemple) ou la politique monétaire (baisse des taux d’intérêt par exemple) ou la législation. L’État peut également investir (construction d’infrastructures) pour soutenir l’activité économique. 

L’ensemble de ses mesures aurait un effet multiplicateur car la relance d’un secteur tel que l’immobilier va entraîner la relance d’autres secteurs (matériaux de construction par exemple). 

Les limites de la politique de relance

Toutefois, de nombreux facteurs sont à prendre en compte et les mesures adoptées pour relancer un secteur n’ont pas toujours les effets escomptés. La baisse des taux d’intérêt ne se traduit pas forcément par une augmentation du nombre de crédits et donc d’achats immobiliers si les banques sont réticentes à accorder des crédits.